#1

Création collective sonore et photographique à la rencontre des Marolles

L’exploration des liens et les forces du voisinage, un laboratoire de recherche autour de l’intime, de l’extérieur, de la frontière et de la promiscuité.  Prendre le temps de fouiller dans la symbolique de la coexistence et de la vie du quartier des Marolles. 
 
Les participants ont fait l’expérience de photographier leur quotidien suivant des contraintes décidées ensemble. Ils se sont ensuite photographiés et questionnés les uns les autres avant d’inviter des passants à entrer dans notre espace, à l’ Hectolitre. Par la suite, nous sommes allés chez des habitants et dans des lieux conviviaux du quartier pour continuer l’expérience de la rencontre. Vous pouvez écouter et parcourir les interventions de chaque personne interviewée. Toutes les photographies ont été prises et pensées par les participants de l’atelier. Les interviews également.

Exposition Tapage Nocturne à l’Hectolitre. 
Permanence le 20, 21 & 22 décembre 2019. 

Vernissage de l’exposition – Tapage Nocturne au cinéma Le Palace, le 06 mars 2020. 

« Dix ateliers …C’est avant tout une rencontre, entre des habitants et un collectif qui vient de naître: le #CollectifÅTTA. Créer du lien, se questionner et questionner ensemble, créer un nouvel espace de possible, écouter et prendre le temps collectivement. Partager des savoirs, des croyances, des expériences et des anecdotes. Créer des cartes, des fresques, des manifestes et rebondir sur ce qu’on y trace. Imaginer ensemble un espace nouveau, plus accueillant, et embarquer un passant dans notre poésie. Se dire que c’est possible, encore, de faire connaissance sans passer par les réseaux sociaux. Qu’est-ce que ce serait notre terrain à nous ? Est-ce qu’on est pas déjà en train de le créer ensemble? Venir sans trop savoir où on va mais avec des désirs fous, des constats, des déceptions, des peurs sur ce qu’on observe, ce qu’on entend dans notre quartier. Comment ça a évolué? Est-ce que c’était mieux avant? Est-ce que tu connais la couleur des yeux de ton voisin? Se rendre compte qu’on parvient à créer ensemble une matière, petit à petit. Prendre conscience avec un air un peu bête et joyeux que chaque personne qui ouvre la porte de Trait d’Union et entre dans l’espace ouvert regorge de souvenirs passionnants, d’expériences folles, d’anecdotes, de pensées teintées chaque fois d’une couleur différente. Se dire qu’on s’est créés ici un nouveau chez nous. Avoir les mains qui tremblent parce qu’on interview quelqu’un qu’on ne connaît pas et puis finalement finir l’atelier une heure plus tard parce qu’on a un tas de choses à partager tous ensemble. Qu’est-ce qu’on photographie? La rencontre? Soi-même ? Un morceau d’intimité ? Jusqu’où je peux questionner l’autre ? Des photos comme traces du processus d’atelier. Des souvenirs partagés, des parcours du quotidien, du présent. »